![]() ![]() ![]() |
Nager,
pédaler, courir 3 épreuves pour certains qui s'additionnent, mais c'est méconnaître ce qui en fait sa richesse : L'ENCHAINEMENT |
|
Iron
Man
|
![]() |
![]() |
Olivier Reboulet - nous raconte Embrun 2003
| 15 août 4h00 du matin, | |
| le réveil vient de sonner pour une sacrée journée et quelle journée : faire l'Embrunman. Quelle idée !!! | |
| 5h00
arrivée sur le stade, pas trop tôt ça ne serre à rien de se lamenter sur
sa chaise avant le départ. Les sentiments, c'était avant de signer. 5h45 le starter ordonne de quitter le parc : tout est près, derniers instants de tranquillité avant de se métamorphoser en compétiteur. 5h55 Tout le monde est sur la ligne de départ. 900 pingouins près à se jeter à l'eau, ça reste impressionnant. On se sent tout petit. 6h00 Ca y est c'est parti. L'eau est chaude 23° mais la combinaison est autorisée. Le contraire en aurait traumatisé plus d'un. Ceci est un autre débat. Le parcours aquatique reste pour moi sans trop de problème. La visibilité est bonne malgré la nuit noire. 6h 53 Première épreuve de finie. A mon avis le parcours a été un peu raccourci, mais je n'ai pas fait de rab pour le fun. Le bain a été suffisamment long. |
|
| 6h58 Sortie du parc à vélo. Alors là pas d'affolement. Ce n'est pas la peine de griller ses forces. | |
| Bien au contraire
on profite de ces moments de lucidité pour bien gérer sa course. Ce paramètre
est la 4eme composante de cette course celle qui donne les clés de la
réussite. 8h45, 45km, retour sur Embrun après un passage vers Gréolière et Savines. Sur cette première boucle il ne faut pas s'affoler c'est encore le 'Warm up'. Le retour sur Embrun se fait au milieu d'une foule de supporters. On se croirait sur une étape du tour. C'est impressionnant le monde qui est présent de si bonne heure. 9h45 Guillestre. Après une partie assez roulante pour la course, on rencontre une petite rampe histoire de tester la forme du jour. Tout c'est bien passé. On va continuer à gérer avant d'entamer la dernière partie de l'échauffement. 10h00 Arrivée au pied de l'Izoard. C'est le moment que je décide pour passer au rythme supérieur surtout que le temps se fait un peu menaçant. 10h20 Brunissard. On attaque le passage le plus difficile de la montée. Tout se passe très bien. Le fait de commencer à ramasser les premiers imprudents qui ont cru gagner du temps en embrayant dans la première partie du vélo et dans la vallée du Guil fait remonter le moral. 11h00 Arrivée au sommet 100Km. 1h 05 pour monter : Je suis surpris de mon temps. Arrêt obligatoire au ravito pour récupérer la suite de mon casse-croute. Ce n'est pas la peine de trop s'attarder, il ne fait pas très chaud malgré le retour du soleil. 11h05 Départ pour la descente. La descente est ouverte uniquement aux triathlètes. Un vrai plaisir offert par l'organisateur. Il faut bien qu'il y en ai dans la journée sinon on ne reviendrait pas. 11h20 Arrivée à Briançon. Après cette descente, il ne faut surtout pas oublier de se ravitailler car la route est encore longue et le plus dur reste à faire. 12h40 Montée de Freyssinière. Alors là pour moi c'est le moment le plus dur de la course. Après 140 km prendre une rampe à 15% sur 1.5 km, ça reste un gros morceau. C'est à se moment là qu'il faut être fort et frais pour la bien digérer. La suite du parcours vélo se gagne là. Mentalement je sais qu'il y en a pour 10 min de calvaire mais une petit hypo se prépare. Alors prudence. Le retour sur Embrun est facilité par l'absence du thermique qui est toujours en sens contraire. J'essaye de gérer pour éviter de se mettre dans le rouge et j'attend que l'orage passe. De tout façon sur une telle épreuve, il faut s'attendre à avoir des petits moments de faiblesse. Mais le fait de connaître le parcours presque par cœur et un sacré atout. La reconnaissance durant la préparation permet de mieux réagir face à de telles situations. 13h45 Retour sur Embrun et montée sur Chalvet. Attention c'était un piège. Le passage dans la cité ne signifiait pas la fin du vélo. L'organisation nous impose un petit détour de 15 bornes sur les hauteurs pour arrondir les chiffres du dénivelé. Le moral n'est pas au mieux. Mais j'essaye de rester concentré afin de ne pas gaspiller mon énergie en vue du marathon qui se prépare. Sur l'Embrunman, l'anticipation est aussi une des clés du succès. 14h20 Fin du vélo. La descente sur le lac permet de se faire un dernier petit plaisir en descente. Le moral remonte car la seconde épreuve se termine. |
|
| 14h25 Début du marathon. Les premiers pas ne semblent pas trop durs. | |
| Les jambes sont
bonnes. Mais pas d'affolement il reste 42.195 bornes. Le marathon s'est
le moment où l'on retrouve la foule et ses amis. On parle de ce chacun
à vue, à vécu. Bref c'est cela qui permet de se changer les idées dans
la tête. 14h45 Montée d'Embrun : Le passage le plus dur du marathon. Pour ne pas griller toutes mes forces, je n'ose pas prendre la montée en courant. On ne sait jamais. 15h05 Le moment le plus terrible du marathon : L'aller-retour sur la digue. Mentalement il faut être fort. Cette portion est interminable et soporifique au possible à mon goût. On en voit jamais la fin. Cette fois, la température est très clémente et parfaite pour courir, ce qui nous évite ce calvaire. 15h45 20Km. Ca y est on passe une première fois sous l'arche s'est bon signe. Voilà presque 10 bornes que je me sens bien. J'en profite pour augmenter le rythme. 16h15 Deuxième montée d'embrun. Les jambes suivent ce qui me permet de montée en courant. C'est la première fois en 3 participations que cela m'arrive. Je m'enflamme un peu. 17h30 35Km. Le retour à la réalité vient de sonner. Je sens arriver le coût de barre que je pressentais depuis quelques temps. Je pense que mon erreur vient d'une hydratation uniquement en eau dès le deuxième tour. Quand je vous disais que l'alimentation faisait partie de la 4ème épreuve. C'est vraiment capital. 18h00 Déjà 12h de course. La ligne d'arrivée n'est toujours pas franchie mais elle approche à grand pas. 18h05 Ca y est j'en ai fini avec mon 3ème Embrunman. Je savoure enfin cette SACREE journée. Alors maintenant à vous d'essayer. Vous verrez c'est un bonheur d'avoir ce tee-shirt de FINISHER. |